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Mon frère Marcel

En février 47 tu es arrivé

Tout nu mais pas bronzé,

C’est à la maternité de l’Arbresle

Que tu es né , Marcel.

 

De tes années premières

Je ne me souviens guère

Car j’étais pensionnaire

Chez les frères …

 

Certains souvenirs,

Quand on en parle me font sourire,

Car chez toi, il semble qu’il y eut vocation

Pour l’aviation.

 

Te souviens-tu, téméraire,

 Petit frère ?

 

Muni d’un panier percé

Te voilà sur le balcon du premier ;

Le panier en guise de parachute

N’empêcha pas ta chute.

Ce fut un atterrissage sur les genoux

Dans la boue.

Rien de cassé !

Essai à ne pas renouveler.

 

Il y eut l’épisode faucheuse,

D’où, encore, une peur fameuse.

Ta cheville s’étant coincée dans la roue,

Elle sautait de rayon en rayon tous les coups.

Tu ne faisais pas beau,  petit frère,

Tu t’en es pourtant tiré pour pas cher …

 

Téméraire,

Le petit frère !

 

Je ne sais pas si tu étais mal nourri,

Mais il y eut aussi l’épisode boucherie.

Te voilà, petit frère, muni d’un couteau

Partant au petit trot

Voir le cheval au fond du pré.

Et après l’avoir flatté, caressé,

Tu entreprends de tailler un beefsteak saignant

Dans son train arrière. D’ordinaire patient

Ce bon cheval nommé Bijou

Pourtant très doux

Te décocha une ruade

Qui te mit la joue en marmelade.

 

Depuis tu gardes une estafilade

Qui, sans rigolade,

Apporte à ton charme naturel

Comme un plus sensuel …

Sacré Marcel !

 

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